Taxe zucman
La taxe Zucman est un projet d’imposition mondiale ciblant les ultra-riches, censée prélever chaque année un faible pourcentage sur les patrimoines supérieurs à plusieurs centaines de millions d’euros. Elle se distingue de l’impôt sur les sociétés ou sur les revenus : elle vise directement le patrimoine net personnel, dans une logique de justice fiscale et de lutte contre l’accroissement des inégalités.
Mais sa fonction première est avant tout cathartique : donner aux citoyens l’impression que les élites économiques vont enfin contribuer à l’effort collectif. Elle sert de signal politique, de promesse symbolique d’équité, plutôt que d’outil réellement opérant.
Car dans les faits, les ultra-riches disposent d’armes légales puissantes pour contourner une telle mesure. Le plus simple est le refinancement de patrimoine : contracter des dettes en mettant en gage ses actifs (immobilier, actions, œuvres d’art). Comme la taxe porte sur le patrimoine net, chaque dette réduit mécaniquement l’assiette imposable. À cela s’ajoutent les montages via holdings, fondations, démembrements ou exils fiscaux partiels, qui rendent l’application concrète quasi illusoire.
Ainsi, la taxe Zucman apparaît surtout comme un discours destiné aux foules. Elle nourrit l’idée d’une régulation de la richesse, tout en sachant que ceux qui devraient la payer auront toujours les moyens techniques, juridiques et financiers de l’éviter.
/image%2F6966149%2F20230917%2Fob_d997d5_gravite-quantique.jpeg)
/image%2F6966149%2F20250917%2Fob_97eddc_7850cc0d-20b2-4428-bc4d-b0b25529acc7.png)