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Taxe suce man!!

25 Septembre 2025

Les élites et l’art d’accrocher des cibles : quand les milliardaires servent de paratonnerres

 

 

Dans l’histoire des sociétés, les élites ont toujours su une chose : la colère populaire est un feu qu’il faut canaliser. Si elle se retourne contre elles, tout l’édifice de pouvoir peut s’effondrer. Pour éviter cela, les dirigeants politiques et technocratiques ont souvent choisi une stratégie éprouvée : désigner un bouc émissaire visible pour détourner la vengeance des peuples.

 

 

 

 

Les milliardaires comme nouvelles cibles commodes

 

 

Aujourd’hui, dans le contexte d’inégalités croissantes, ce rôle de bouc émissaire est attribué aux ultra-riches. Elon Musk, Jeff Bezos, Mark Zuckerberg ou Bernard Arnault deviennent des visages sur lesquels la frustration collective peut se fixer.

 

L’idée est simple : accrocher une cible sur le dos des élites économiques pour apaiser les masses. Ainsi, les institutions politiques et technocratiques apparaissent comme les défenseurs du peuple.

 

 

 

 

Le théâtre utile

 

 

Mais derrière cette mise en scène, il y a une autre réalité :

 

  • Les ultra-riches médiatisés sont rarement touchés en profondeur. Ils disposent de montages financiers et d’outils juridiques pour contourner les contraintes.
  • Les véritables élites économiques – celles qui possèdent l’infrastructure financière mondiale et qui opèrent dans l’ombre – restent hors d’atteinte.
  • La technostructure (États, OCDE, FMI, UE, ONU) sort renforcée : elle gagne un nouveau pouvoir de régulation et de contrôle sous prétexte de justice fiscale.

 

 

 

 

 

Une vieille recette

 

 

Ce procédé n’est pas nouveau. Dans l’Europe médiévale, les souverains utilisaient les banquiers juifs comme paratonnerres fiscaux : on leur confiait la collecte impopulaire, puis on canalisait la haine populaire contre eux.

En France, dans les années 1930, on dénonçait les “200 familles” pour détourner la critique du fonctionnement global de l’État et du capitalisme financier.

 

Chaque fois, le mécanisme est le même : sauver la légitimité du pouvoir politique en livrant une cible visible à la colère collective.

 

 

 

 

La mécanique contemporaine

 

 

Avec la taxe Zucman et d’autres propositions similaires, ce théâtre se rejoue.

 

  1. On promet de taxer les ultra-riches pour rétablir la justice.
  2. On met en place un dispositif mondial de surveillance et de prélèvement.
  3. On habitue les citoyens à l’idée que leurs flux financiers, leurs consommations et leurs comportements sont sous tutelle d’instances supérieures.

 

 

Aujourd’hui, la cible est le milliardaire. Demain, ce sera peut-être l’automobiliste, le consommateur de viande, ou l’usager d’énergie fossile.

 

 

 

 

Un paratonnerre pour la gouvernance mondiale

 

 

La question à poser est simple : qui bénéficie vraiment de cette nouvelle architecture fiscale et de contrôle ?

 

  • Pas les citoyens, dont la consommation risque d’être de plus en plus encadrée.
  • Pas les ultra-riches, qui trouvent toujours des échappatoires.
  • Mais bien la gouvernance technocratique mondiale, qui obtient de nouveaux instruments pour piloter la demande, au nom de la justice et de l’équité.

 

 

 

 

👉 Les milliardaires sont donc les paratonnerres utiles d’un système en mutation. Ils absorbent la foudre de la colère populaire, pendant que s’installe en silence une nouvelle logique de gouvernance : le contrôle de la demande par le biopouvoir.

 

 

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